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Temps de travail CN 2026 : calendrier, heures sup, trajets

L’essentiel en bref

Sur les chantiers du secteur principal de la construction, vous travaillez 2112 heures par an selon la Convention nationale (CN), soit 40,5 heures par semaine en moyenne. Le calendrier de votre entreprise les répartit sur des semaines de 37,5 à 45 heures. Les heures en plus vont sur un compte. Un supplément de 25 % est dû pour le travail du samedi, pour chaque heure au-delà de 50 par semaine, déplacement compris, et pour les heures supplémentaires que vous vous faites payer en fin d’année.

Un chauffeur argovien a montré ce que valent ces règles. Il travaillait pour une entreprise de construction dont les calendriers annuels prévoyaient à tort plus de 2112 heures. D’après ces calendriers, disait l’entreprise, il accumulait des heures négatives année après année. En juin 2023, le Tribunal cantonal argovien a confirmé le calcul fondé sur les 2112 heures de la CN : 824 heures supplémentaires pour 2015 à 2019, soit 26’035 francs nets. Comme l’entreprise l’avait licencié quelques semaines après une lettre de son avocat, elle a dû lui verser en plus quatre mois de salaire, 24’786.60 francs. Une nouvelle CN s’applique depuis 2026, et beaucoup de choses ont bougé pour le temps de travail : le compte d’heures supplémentaires est plus grand, l’échéance de fin avril a disparu, le temps de déplacement est mieux payé par étapes. Voici ce qui s’applique à vous et comment recalculer vous-même vos heures. Le jugement et les calendriers régionaux cités ici ne sont publiés qu’en allemand.

D’où viennent les 2112 heures

Ce chiffre est un simple calcul : 365 jours divisés par 7 donnent 52,14 semaines, multipliées par 40,5 heures, cela fait 2112. C’est ce que prévoit l’art. 26 de la CN 2026–2031, conclue par la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) avec les syndicats Unia et Syna. Le Conseil fédéral a déclaré de force obligatoire les règles sur le temps de travail. Elles s’appliquent donc aussi si votre patron n’est membre d’aucune association.

Les 2112 heures sont un chiffre brut. Les jours fériés, les vacances, la maladie et les accidents y sont déjà inclus. Pour chacun de ces jours, l’entreprise vous compte autant d’heures que votre calendrier en prévoit ce jour-là. Cela a une conséquence que beaucoup négligent : dans un calendrier à journées de 9 heures, un jour de vacances en juillet compte 9 heures, un jour de vacances en décembre peut-être 8 seulement.

Est considéré comme temps de travail tout le temps pendant lequel vous devez vous tenir à la disposition de l’entreprise. N’en font pas partie le trajet entre votre domicile et le lieu de travail, ni la pause du matin quand c’est une pause fixe. Le trajet entre le lieu de rassemblement et le chantier est un cas à part, expliqué plus bas. Quant à la répartition des 2112 heures sur l’année, c’est le calendrier qui en décide.

Le calendrier de travail : à quoi ressemble votre année

Chaque entreprise doit établir avant la mi-novembre un calendrier pour l’année suivante et l’envoyer à la commission professionnelle paritaire (CPP) de sa région, l’organe où siègent ensemble les entrepreneurs et les syndicats. Le calendrier fixe les heures prévues pour chaque jour de travail. En règle générale, il compte 37,5 à 45 heures par semaine, donc 7,5 à 9 heures par jour. S’y ajoutent jusqu’à cinq jours de compensation, où personne ne travaille et dont les heures sont rattrapées les autres jours. Certaines régions en autorisent davantage. L’entreprise doit vous communiquer les jours fériés, les jours de compensation et les vacances d’entreprise au plus tard au quatrième trimestre de l’année précédente.

Si votre entreprise n’établit pas son propre calendrier, celui de la CPP locale s’applique automatiquement. Deux exemples pour 2026 montrent à quel point ces calendriers diffèrent. Le calendrier de la CPP de Zurich prévoit 8 heures par jour en hiver et 9 heures de fin mars à mi-octobre. En contrepartie, il compte 15 jours de compensation, presque tous dans les semaines autour de Noël et du Nouvel An.

Calendrier 2026 de la commission paritaire de Zurich, en allemand, d’octobre à décembre : 9 heures par jour jusqu’au 16 octobre, puis 8, huit jours de compensation et Noël férié en décembre, totaux mensuels de 188, 168 et 120 heures
Octobre à décembre dans le calendrier de travail 2026 de la commission professionnelle paritaire de la construction du canton de Zurich, en allemand (K = jour de compensation, F = jour férié). Source : bau.ch, consulté le 17 octobre 2026.

Le calendrier de la CPP d’Argovie fonctionne autrement : 8,5 heures en été, 8 en hiver et seulement six jours de compensation. En juillet, Zurich prévoit 207 heures, l’Argovie 195,5. En décembre, c’est 120 à Zurich et 139 en Argovie. En fin d’année, les deux arrivent exactement à 2112 heures. Ne demandez donc pas seulement combien d’heures vous ferez en été, mais aussi quand tombent les jours de congé.

Quand la météo bouscule le calendrier

En cas de manque de travail, d’intempéries ou de pannes techniques, l’entreprise peut modifier le calendrier après coup, mais seulement pour l’avenir. Elle doit d’abord vous consulter et, si elle ne suit pas vos objections, motiver sa décision. C’est ce qu’exige le droit de consultation prévu par la loi sur le travail. Pour rattraper les heures perdues, elle peut prévoir des semaines allant jusqu’à 48 heures, mais seulement si c’est directement lié à l’interruption. S’il faut finalement rattraper moins d’heures que prévu, la différence est à la charge de l’entreprise : elle ne peut rien retenir sur votre salaire pour cette raison. Pour les autres règles en cas de neige et de pluie, voyez notre article sur l’indemnité en cas d’intempéries sur les chantiers.

Dès 2027 : un temps de travail constant comme alternative

Jusqu’ici, l’année de planification allait de mai à avril. 2026 est une année de transition, et dès 2027 c’est l’année civile qui compte. Autre nouveauté : dès le 1er janvier 2027, une entreprise peut, au lieu d’un calendrier, prévoir le même nombre d’heures chaque jour (la « planification constante du temps de travail » de la CN) : 8,1 heures, ou 8,25 heures si elle prévoit cinq jours de compensation. Ce que vous travaillez en plus ou en moins va sur le compte d’heures. La condition est un salaire mensuel constant. Si vous êtes payé à l’heure, votre salaire mensuel correspond à votre salaire horaire fois 2112, divisé par 12. À 35 francs de l’heure, cela fait 6’160 francs chaque mois. Selon l’aperçu de la SSE sur la mise en œuvre de la nouvelle convention, votre entreprise doit annoncer à la commission d’ici au 15 novembre 2026 si elle change de système en 2027.

Quand une heure devient-elle une heure supplémentaire ?

Chaque heure au-delà du calendrier est une heure supplémentaire, chaque heure en dessous une heure négative. Les deux vont sur un même compte, reporté à chaque fin de mois sur le mois suivant. Depuis le 1er janvier 2026, ce compte peut aller de 20 heures négatives à 120 heures supplémentaires. Avant, il existait deux modèles, 0 à 100 ou −20 à 80, et au maximum 25 heures supplémentaires par mois pouvaient aller sur le compte. Ces deux règles sont supprimées.

Pour les heures négatives, la convention vous protège. Si votre compte passe sous −20, les heures négatives en trop sont à la charge de l’entreprise, à moins qu’elle ne prouve qu’elles sont dues à votre faute. Avec un temps de travail constant dès 2027, cette limite est de −50. À l’inverse, l’entreprise peut exiger que vous compensiez des heures supplémentaires par un congé de même durée. Elle doit tenir compte de vos souhaits et prévoir si possible des journées entières. En cas de forte chaleur ou d’intempéries, elle peut aussi ordonner la compensation heure par heure.

Important pour 2026 : auparavant, tout le solde était payé avec supplément le 30 avril. Cette échéance n’existe plus. Selon la disposition transitoire, toutes les heures supplémentaires sur le compte à fin avril 2026 ont été reportées. Leur sort se décidera pour la première fois le 31 décembre 2026.

Quand le supplément de 25 % est-il dû ?

Une heure supplémentaire sur le compte ne rapporte pour l’instant aucun supplément. Les 25 % ne sont dus que lorsqu’elle quitte le compte de certaines façons, ou lorsque votre semaine dépasse 50 heures. Le graphique montre tous les cas prévus par l’art. 28 CN.

Schéma : dans une semaine de plus de 50 heures, l’heure en plus est majorée de 25 %, sinon elle va sur le compte. Elle en sort sans supplément sur demande ou au-delà de 120 heures, avec supplément en fin d’année et au départ
Ce que devient une heure supplémentaire selon l’art. 28 de la Convention nationale 2026–2031, pour les entreprises avec calendrier de travail. Notre illustration.

La limite des 50 heures remplace une ancienne règle. Jusqu’à fin 2025, les 25 % étaient dus dès la 48e heure de la semaine. Désormais, le travail et le temps de déplacement comptent ensemble, et chaque heure au-delà de 50 est du travail supplémentaire, à ne pas confondre avec les heures supplémentaires du compte. L’entreprise le paie le mois suivant avec 25 % de supplément, il ne va pas sur le compte. La règle s’appuie sur la loi sur le travail, qui fixe à 50 heures par semaine le maximum pour les ouvriers de la construction. Le dépasser n’est permis qu’à titre exceptionnel, avec au plus deux heures de travail supplémentaire par jour et 140 par an (art. 12 LTr).

Un exemple avec le calendrier zurichois : en été, il prévoit 9 heures par jour, donc 45 par semaine. Si le trajet du lieu de rassemblement au chantier et retour prend 80 minutes chaque jour, il s’y ajoute 6 h 40 de temps de déplacement. Total : 51 h 40. Une heure quarante compte comme travail supplémentaire et donne droit au supplément, même si vous n’avez pas passé une minute de plus sur le chantier que ce que prévoit le calendrier.

Si votre compte est trop plein, l’entreprise paie tout ce qui dépasse 120 heures à la fin du mois suivant, au salaire de base normal. Ce n’est que lorsque plus de 100 heures ont été payées ainsi dans l’année civile que chaque heure suivante donne droit au supplément. Vous pouvez aussi demander par écrit qu’on vous paie jusqu’à 100 heures en cours d’année, mais alors sans supplément. L’entreprise n’est pas obligée d’accepter. Si vous avez besoin d’argent, vous l’obtenez ainsi plus tôt. Si vous attendez la fin de l’année, vous touchez davantage pour votre moitié.

Le 31 décembre : votre moitié

En fin d’année, votre solde est partagé. L’entreprise décide d’une moitié, vous de l’autre. Chacun a trois possibilités pour sa moitié : laisser les heures sur le compte, se les faire payer fin janvier avec 25 % de supplément, ou les transférer sur un compte de vacances supplémentaires, si un tel compte a été convenu.

Un exemple chiffré avec 80 heures supplémentaires au 31 décembre et un salaire de base de 35 francs : votre moitié, ce sont 40 heures. Si vous vous les faites payer fin janvier, vous touchez 40 fois 35 francs fois 1,25, soit 1’750 francs bruts. Si vous vous étiez fait payer les mêmes heures en été, sur demande et sans supplément, cela aurait fait 1’400 francs. Si vous les laissez, vous les reportez sur la nouvelle année. Elles comptent alors pour la limite des 120 heures, et ce qui la dépasse est payé sans supplément.

Si vous choisissez le paiement, dites-le à l’entreprise par écrit avant la fin de l’année. Une courte note suffit :

Selon l’art. 28, al. 5 CN, je dispose de la moitié de mon solde d’heures supplémentaires au 31 décembre 2026 et je choisis le paiement : merci de me la payer fin janvier 2027 avec le supplément de 25 %.

Le compte de vacances supplémentaires

Le compte de vacances supplémentaires, une réserve d’heures pour un long congé, est nouveau et facultatif. L’entreprise décide si elle le propose, et il doit faire l’objet d’un accord écrit. En règle générale, seule une entreprise qui existe depuis plus d’un an et n’a aucune infraction à la convention en suspens peut en tenir un. Au maximum 200 heures par an peuvent y être versées. Le solde total ne peut pas non plus dépasser 200 heures, sauf si l’entreprise garantit l’avoir contre sa propre insolvabilité par un compte bloqué ou une assurance. Jusqu’à 700 heures sont alors permises. Vous devez convenir du retrait au moins trois mois à l’avance, par exemple pour un long congé, une formation continue ou une période de travail réduit. Si vous partez, le reste est payé au salaire de base, 13e salaire compris. Sans garantie, nous n’y mettrions pas plus d’heures que vous ne comptez en prendre dans un avenir proche. Jusqu’à fin octobre 2026, la règle sur ce compte ne lie que les entreprises membres de la SSE. Dès le 1er novembre 2026, elle est déclarée de force obligatoire pour toutes les entreprises, selon le Journal Suisse des Entrepreneurs de la SSE.

Le travail du samedi sur les chantiers

En principe, on ne travaille pas le samedi sur les chantiers, ni le dimanche, les jours fériés et le 1er août. Si l’entreprise veut tout de même faire travailler dans un cas justifié, elle doit l’annoncer à la commission paritaire au moins 24 heures avant. C’est ce que prévoit l’art. 29 CN.

Chaque heure travaillée un samedi donne droit à un supplément en espèces de 25 %. Ces heures ne figurent pas dans votre calendrier et comptent donc comme heures supplémentaires, au même titre que tout autre travail en plus. Pour 6 heures à un salaire de base de 35 francs, cela fait 52.50 francs de supplément. Les suppléments pour heures supplémentaires, travail de nuit, travail du samedi et du dimanche ne se cumulent toutefois pas. Si une heure du samedi tombe aussi dans une semaine de plus de 50 heures, vous touchez 25 % une fois, pas deux.

Attention à l’heure : selon la CN, le travail dès 17 h le samedi compte déjà comme travail du dimanche, qui donne droit à 50 %. Les autres suppléments, pour le travail de nuit ou dans l’eau et la vase, ainsi que l’indemnité de chantier, sont expliqués dans notre article sur les salaires selon la CN 2026.

Temps de déplacement : ce qui est payé

Le trajet aller et retour entre le lieu de rassemblement convenu et le chantier n’est pas du temps de travail au sens des 2112 heures, mais il est payé. Jusqu’à fin 2028, les 30 premières minutes par jour sont couvertes forfaitairement par l’indemnité de chantier. L’entreprise paie le reste le mois suivant au salaire de base. Dès 2029, ce temps forfaitaire passe à 25 minutes, dès 2030 à 20 minutes.

Nouveauté dès le 1er janvier 2027 : un plafond pour le paiement. Avec un calendrier de travail, le temps de déplacement au-delà de 60 minutes par jour n’est plus payé en argent, il va sur le compte d’heures supplémentaires. Avec un temps de travail constant, la limite est de 90 minutes. Le graphique montre ce que cela signifie pour 80 minutes par jour.

Barres empilées pour 80 minutes de déplacement par jour : en 2026, 30 minutes forfaitaires et 50 payées, en 2027 et 2028, 30 forfaitaires, 30 payées et 20 sur le compte, en 2029, 25, 35 et 20, dès 2030, 20, 40 et 20 minutes
Comment se répartit un temps de déplacement de 80 minutes par jour selon les art. 49 et 71 CN, dans une entreprise avec calendrier de travail. Notre calcul.

Les longues semaines font exception. Si le travail et le déplacement dépassent ensemble 50 heures, la part au-delà est payée comme travail supplémentaire avec 25 % de supplément, au lieu d’aller sur le compte. C’est ce que décrit la note d’information de la SSE sur la nouvelle convention.

Le cercle des entreprises liées par les règles sur le déplacement change le 1er novembre 2026. Dans l’édition de la CN qui signale les dispositions déclarées de force obligatoire (état au 1er avril 2026), l’art. 49 sur le temps de déplacement n’en fait pas partie, contrairement aux règles sur le temps de travail, les heures supplémentaires et le samedi. Jusqu’à fin octobre, les règles sur le déplacement ne lient donc que les entreprises membres de la SSE. Dès le 1er novembre 2026 s’applique une deuxième déclaration de force obligatoire, qui couvre selon la SSE surtout le temps de déplacement et le compte de vacances supplémentaires. Les règles sur le déplacement s’appliquent ainsi pour la première fois aussi aux entreprises non membres de la SSE, à temps pour la nouvelle limite des 60 minutes. La limite des 50 heures, déplacement compris, valait déjà pour tous, car elle figure à l’art. 28, déclaré de force obligatoire.

Comment vérifier vos heures

L’entreprise doit enregistrer précisément votre temps de travail par jour, par semaine et par mois. Vous avez droit à un décompte de salaire mensuel qui indique, en plus du salaire, les heures travaillées. L’entreprise doit permettre à toutes les personnes concernées de consulter le calendrier et chacune de ses modifications. Vous avez donc trois documents en main : le calendrier, le décompte et vos propres notes.

Notez chaque jour l’heure de début et de fin, la durée du trajet depuis le lieu de rassemblement et si vous avez travaillé le samedi. Comparez chaque mois avec le décompte. En fin d’année, additionnez toutes vos heures, en comptant vacances, jours fériés et jours de maladie selon le calendrier, et soustrayez 2112. C’est exactement ainsi que le tribunal argovien a calculé les 824 heures du chauffeur. Si le calendrier de votre entreprise totalise plus de 2112 heures sur l’année, il est faux. La commission paritaire peut refuser un calendrier contraire à la CN ou à la loi.

Ne tardez pas trop à faire valoir vos droits. Les créances de salaire issues du contrat de travail se prescrivent par cinq ans. Et un licenciement prononcé parce que vous faites valoir de bonne foi des prétentions est abusif. Le tribunal l’a jugé expressément dans le cas argovien, en soulignant qu’il suffit d’une prétention à laquelle vous pouviez croire honnêtement.

Ce que vous pouvez faire avant la fin de l’année

D’ici à la mi-novembre, votre entreprise décide si elle planifie 2027 avec un calendrier ou avec un temps de travail constant. Posez la question à votre contremaître, car votre limite d’heures négatives et la limite pour le temps de déplacement en dépendent. Demandez à voir le calendrier 2027 dès qu’il est prêt. Vérifiez sur votre décompte de novembre combien d’heures supplémentaires figurent sur le compte, et réfléchissez à ce que vous ferez de votre moitié le 31 décembre.

Et si vous constatez que votre entreprise calcule mal vos heures depuis des années, c’est un bon moment pour envisager de changer d’employeur. À l’entretien d’embauche, demandez si la nouvelle entreprise planifie avec un calendrier ou un temps de travail constant, où se trouve le lieu de rassemblement et comment elle paie le temps de déplacement.

Chantiers dans le canton de Zurich

Chantiers en Argovie

Questions fréquentes

Les règles de la CN sur le temps de travail valent-elles aussi pour les temporaires sur les chantiers ?
Oui. Si vous travaillez par l’intermédiaire d’une agence de travail temporaire dans une entreprise soumise à la CN déclarée de force obligatoire, la loi sur le service de l’emploi et la location de services (LSE) oblige l’agence à respecter les dispositions de la CN sur le salaire et le temps de travail. Pour le temps de déplacement, la CN demande en plus à l’entreprise qui vous accueille de convenir avec vous du même lieu de rassemblement que pour son personnel fixe.
Comment fonctionne le temps partiel dans la construction ?
Un contrat à temps partiel doit être conclu par écrit et indiquer votre part exacte des 2112 heures annuelles. Les heures comptées pour les jours fériés, les vacances ou la maladie baissent dans la même proportion, tout comme la limite jusqu’à laquelle une semaine reste sans supplément. Si l’entreprise prévoit une semaine régulière de quatre jours ou de quatre jours et demi, une semaine du calendrier peut aussi ne compter que 32 heures au lieu de 37,5.
Un apprenti peut-il faire des heures supplémentaires sur un chantier ?
Seulement avec retenue. La CN demande à l’entreprise de tenir compte de l’âge de l’apprenti et de ses cours à l’école professionnelle. Pour les jeunes de moins de 18 ans, la loi sur le travail s’applique en plus : 9 heures par jour au maximum, travail supplémentaire et cours compris, et aucun travail supplémentaire avant 16 ans.
Que deviennent mes heures supplémentaires si je démissionne ?
Le solde de votre compte d’heures supplémentaires vous est payé à votre départ, au salaire de base avec supplément. L’entreprise ne peut déduire des heures négatives de votre dernier salaire que si elles sont dues à votre propre faute et que la retenue n’est pas disproportionnée. Si vous avez un salaire mensuel et avez travaillé, l’année de votre départ, plus que votre part des 2112 heures au prorata, la différence vous est payée en plus.

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